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Quand écologie rime avec économie !

 
 

Pour répondre aux nouvelles directives de la Communauté urbaine de Lille, la Société d’Impression d’Hem s’est dotée d’une nouvelle station de traitement des eaux usées. Entièrement automatisée avec des équipements Telemecanique, cette nouvelle installation permet de recycler 50 % des eaux traitées.

    Implantée près de Lille, la Société d’Impression d’Hem (SIH) est spécialisée dans la teinture, l’impression et le traitement du linge de lit et tissu d’ameublement. Ennoblisseur façonnier textile, SIH propose à ses clients les services de stylistes avec une gamme de plus de 1 600 couleurs. Leader dans son activité en France, elle se place au second rang européen. Avec un effectif de 200 personnes et une capacité de production de plus de 70 millions de m2 de drap, elle réalise un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros.
Pour répondre à de nouvelles
règles édictées par la Communauté urbaine, SIH a décidé de s’équiper d’une nouvelle station d’épuration automatisée. Elle a profité de cet investissement pour recycler 50 % de ses eaux traitées et les réutiliser dans ses utilités. “Dans le cadre d’une labellisation Ecolabel et Oeko-Tex(1), nos clients sont sensibles à une démarche écologique tant sur les produits utilisés que sur les traitements des effluents” précise Guillaume Segard, directeur général de SIH. La politique d’économie de l’eau et le traitement des eaux s’inscrivent dans cette démarche. Sur ce site, la consommation moyenne est inférieure à vingt litres par kg de drap et la concentration des eaux usées est donc très élevée (de l’ordre de 10 à 15 g/l de DCO(2)). Cette pollution est traitée à environ 97 % dans un bassin biologique avec un temps de séjour de l’ordre de trois à quatre jours. Pour traiter ses effluents, la station de traitement est composée d’un poste de relevage, d’un bassin tampon, d’un bassin biologique, d’un système d’ultra-filtration et d’un bac de stockage d’eau recyclée employée pour les utilités (nettoyage des machines et des outils).

Le choix des équipements

Si le constructeur et le maître d’oeuvre ont dimensionné les équipements nécessaires au fonctionnement de la station, SIH a fait le choix des équipements Telemecanique. La réalisation de l’automatisme a été confiée à l’installateur Pouchain, à la Chapelle d’Armentières, intégrateur de Schneider Electric Alliance, qui a bénéficié des conseils du distributeur expert Bievrelec. “Pour maîtriser notre process industriel et en faciliter l’évolution (programmation et maintenance), nous avons standardisé les produits d’automatisme Telemecanique sur l’ensemble des machines existantes, déclare d’emblée Philippe Bargibant, directeur technique de SIH. Aussi lors du projet de la nouvelle station, nous avons tout naturellement suivi la même politique. Outre la gestion des pièces de rechange et la compétence technique sur les équipements, notre personnel a une meilleure réactivité et une plus grande flexibilité sur les différents postes.”

Une station autonome

L’automatisme pilote la station d’épuration depuis l’exutoire de l’usine jusqu’au rejet final. Le poste de supervision permet le suivi de l’installation au travers de vues animées des différentes opérations : relevage et dégrillage primaire, dégrillage rotatif, introduction dans le bac tampon où les eaux sont brassées, tamisage statique, transfert dans le bac biologique où l’activité est accélérée par oxygénation, ultra-filtration par système membranaire céramique. L’eau ainsi traitée est ensuite refroidie avant son rejet sur le réseau communal ou envoyée vers l’usine pour les utilités. Enfin, les boues sont déshydratées par centrifugation puis valorisées en compostage. Le procédé de traitement des effluents est contrôlé par un automate Premium communiquant via Ethernet avec la supervision. Il gère près de 600 E/S TOR, 100 E/S analogiques et 14 boucles de régulation PID. L’installation est capable de suivre le flux entrant, de gérer automatiquement son rythme de fonctionnement (arrêt, rinçage, mise en attente et redémarrage le lundi matin). Pour ce faire, l’automate traite toutes les informations transmises par les capteurs de l’installation, commande les actionneurs (moteurs, électrovannes…) et gère une cascade d’alarmes (gestion des défauts, appel automatique de l’agent d’astreinte par SMS).
Les démarreurs progressifs Altistart optimisent les fréquents démarrages des deux surpresseurs (bivitesse 90/53 kW) pour l’oxygénation des bassins ainsi que les pompes de relevage. Les pompes de forte puissance de l’ultrafiltration (trois pompes de 110 kW et une de 37 kW) sont pilotées par des variateurs de vitesse Altivar pour la maîtrise du débit des fluides (photos ci-dessus). Il en va de même pour les pompes qui vident les bassins en fonction de leur niveau. L’automate contrôle les boucles de régulation liées aux colonnes de filtration et le procédé de nettoyage de ses filtres. “Nous espérons améliorer encore le traitement des eaux dans les années à venir pour atteindre un taux d’épuration permettant un rejet en milieu naturel, conclut Guillaume Segard. Il nous faudra ajouter une étape d’ozonation pour diminuer la pollution restante et en enlever la légère coloration due à l’activité biologique.”

(1) Ecolabel et Oeko-Tex sont des certifications textiles à orientation écologique et sanitaire, concernant le traitement des rejets, les produits employés et leur mise en oeuvre.
(2) DCO : demande chimique en oxygène.

  
 
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