• Default Alternative Text

    ARP : un OEM berrichon à la conquête de l’Ouest

    • ARP : un OEM berrichon à la conquête de l’Ouest

      Le constructeur de machines ARP a réalisé, pour un groupe agroalimentaire installé au Canada, une machine spéciale, capable de conditionner en lots puis en caisses jusqu’à 60 000 pots de yaourt par heure. Si ARP a pu obtenir ce marché outre Atlantique, c’est grâce à son expertise bien sûr, mais aussi aux solutions Schneider Electric embarquées dans la machine et à la garantie d’être accompagné par un leader mondial sur le continent nord-américain.

      En ce mois d’avril 2014, une vingtaine d’ingénieurs et de techniciens s’affèrent dans l’atelier de la société ARP (Automation Robotic Packaging). Derniers réglages, dernières mises au point : dans quelques jours, la CPS 60 quittera Châteauroux direction le Canada. Dernière née de l’entreprise berrichonne, cette machine spéciale de fin de ligne est destinée au suremballage et à l’encaissage de pots de yaourt individuels de diamètre 95 mm à une vitesse de 44 000 pots par heure, soit 12 pots par seconde. « CPS 60 signifie Compact Packaging Station, et le nombre 60 fait référence à la cadence qui peut être poussée jusqu’à 60 000 pots par heure. C’est une première en terme d’ergonomie car cette machine est conçue par modules : une tâche = un module. Cela nous permet d’assembler les modules en fonction des contraintes d’implantation de nos clients. Avec cette machine, nous gérons les fonctions de formation de lots, de suremballage, de panachage, pour ensuite amener l’ensemble dans une caisse logistique pour expédition. Le tout à de très hautes cadences », explique Patrice Bridier, l’un des quatre cogérants d’ARP.


      Spécialité : les machines d’emballage agroalimentaire de fin de ligne

      Dans les métiers du packaging, on distingue l’emballage primaire, qui est en contact avec le produit, et l’emballage fin de ligne. Cette deuxième étape, également appelée suremballage, est le cœur du savoir-faire d’ARP qui, depuis six ans, développe des machines destinées au conditionnement final pour l’industrie agroalimentaire, et principalement les produits laitiers. Avec 35 salariés, essentiellement des techniciens et des ingénieurs en bureau d’études automatisme, mécanique et robotique, ARP conçoit, fabrique et installe ses machines. En tenant compte des attentes et des contraintes récurrentes exprimées par ses clients : performance, efficacité énergétique, support technique. Mais aussi limitation de l’encombrement et optimisation de l’intégration dans les locaux. Ainsi, précise Patrice Bridier, « sur le site de notre client canadien, la fonction “formation de barquettes carton” est située à l’étage. Nous allons la raccorder à la fin de ligne grâce à un convoyeur aérien de 40 mètres. » Et le dirigeant d’ajouter : « Notre machine traite de multiples configurations, 24 formats actuellement mais elle est totalement évolutive et pourrait en gérer bien d’autres selon les besoins de notre client ».


      La CSP 60 : 60 axes brushless et 16 robots

      Si son client de l’industrie agroalimentaire a choisi de faire confiance à un OEM hexagonal plutôt qu’à un géant américain pour la construction de sa machine de fin de ligne, c’est pour les très hautes cadences qu’offre la CPS 60. Des performances rendues possibles grâce au Pack Drive M de Schneider Electric qui permet d’alimenter avec un contrôleur une soixantaine d’axes. « Le Pack Drive est le servo-système qui nous permet de gérer l’ensemble des axes de la machine. Notre choix s’est porté sur Schneider Electric en raison de la complexité et de la quantité d’axes à synchroniser à la fois en vitesse et en position. Nous avons 60 axes brushless et 16 robots. Avec le Pack Drive, l’ensemble est piloté de façon optimale. »


      20 % d’économie sur la facture énergétique annuelle

      La performance énergétique a également été prise en compte dans la conception de la machine : un Power Metric mesure les consommations que l’exploitant visualise sur une interface. Un dispositif clé pour Patrice Bridier : « En fonction de la cadence et de l’état de la machine à un instant donné, nous adaptons la puissance consommée par chacun des moteurs. Les informations remontées par le Power Metric nous permettent d’optimiser les mouvements, et donc la consommation, en fonction des besoins réels. Nous avons effectué une analyse comparative avec une autre machine installée chez un client : sur une ligne similaire utilisant des technologies plus anciennes, notre solution permet d’économiser 12 000 euros – soit 20 % – sur la facture énergétique d’une année. Aujourd’hui l’efficacité énergétique est un argument de vente différenciant, et cette source d’économie est prise en compte dans le budget global. Cette notion apparaît systématiquement dans nos propositions commerciales et nous la mettons le plus possible en avant car les clients y sont très sensibles. »


      L’accompagnement outre Atlantique d’un leader mondial

      Outre les solutions techniques, le support technico-commercial de Schneider Electric dont a bénéficié ARP au Canada a également été déterminant pour l’obtention du marché et le bon déroulement du projet. « Garantie de parfaite conformité aux normes et aux réglementations internationales, d’une part, réactivité pour les approvisionnements en matériel et pièces de rechange, d’autre part : l’accompagnement de Schneider Electric à l’international a été un point capital dans la réussite de notre projet » conclut Patrice Bridier.

      Avec la CPS 60 pour vitrine, ARP entend bien poursuivre son rêve américain. Déjà, d’autres industriels ont passé commande pour des machines similaires…